12/25/2010

Noël … Nouvel an 1943 à ESTERWEGEN

De l’Ill\ et R\L\ LIBERTE CHERIE





Noël … Nouvel an 1943 à ESTERWEGEN





Fernand Van Horen (Horn) raconte avec talent la veillée de Noel 1943 à Esterwegen (Google : Noel à Esterwegen).Il termine son récit : « Ceux qui ont la chance de pouvoir encore raconter leurs impressions à ce sujet, songeront avec émotions à cette nuit d’Esterwegen, nuit d’espérance, qui restera pour eux un de leurs plus beaux Noel ».



Soixante-cinq ans plus tard, j’ai cette chance mais pour moi ce Noël me rappelle des moments les plus pénibles d’une captivité « nacht und nebel » qui allait se poursuivre encore 17 mois.

Je gardais des séquelles des coups reçus lors des interrogatoires ''musclés'' subis à la Gestapo et, dans la seconde quinzaine de décembre 43, je commence à ressentir des douleurs dans l’oreille.



Le docteur Degueldre, notre compagnon de captivité à la baraque 6, diagnostique une otite Malheureusement, nous n’avons absolument rien pour soigner ou atténuer la douleur. Aussi, dans les jours qui suivent, je souffre de plus en plus et l’abcès se développe démesurément. Le médecin prévoit une méningite et en l’absence de tout traitement elle risque d’être rapidement mortelle. Il faut me transférer au « Revier Nord » où se trouvent les instruments chirurgicaux et percer l’abcès.



Comme nous sommes à deux jours de la Noël, je ne serai admis au « Revier » que le lundi 27 décembre. En attendant, je suis autorisé, à titre tout à fait exceptionnel, à rester au lit dans la journée ; ce qui est « strict verboten ».



Ecrasé de douleur je ne m’alimente plus et, à partir du 23 décembre, je gis sur une paillasse au milieu du dortoir plus ou moins dissimulé par les autres lits qui m’entourent.



Le lendemain et surlendemain l’on fête Noël à la 6, comme l’a si bien décrit Horn et, j’engage mes compagnons à se partager mes maigres rations alimentaires que je ne parviens plus à absorber.



Pratiquement inconscient, je reste dans le dortoir jusqu’au lundi 27, jour de mon admission au Revier Nord. J’y suis accueilli par le docteur Cappeliez qui se rallie à l’avis du docteur Degueldre et décide de percer l’abcès. Mais il faut obtenir l’autorisation du ‘’Fou’’(le gardien aspirant infirmier) qui a la haute main sur tout ce qui se passe dans la baraque et tient les instruments chirurgicaux sous clé.



Lorsque le docteur Cappeliez explique la situation et propose l’intervention, le Fou refuse avec mépris « Laisses-le, il va crever ! ».

Je suis donc installé sur le premier lit, juste à côté de la porte d’entrée. Sans doute pour être plus facilement évacué le moment venu… Sans aucun soin il semble évident que cela ne tardera pas…



Dans la baraque 9 transformée en « hôpital » les lits étaient disposés en deux doubles rangées de part et d’autre de l’allée centrale. A la tête du mien, le lit voisin était occupé par un résistant français très âgé et devenu tout à fait sénile. A côté de moi, séparé par un espace de 50 centimètres, un résistant ardennais vit ses derniers jours.



Pour moi, l’année s’achève en un lent crescendo de souffrance… La nuit du 31 décembre sera terrible. Mon voisin agonise et, assis sur un tabouret collé entre nos deux lits, l’Abbé Froidure prie à son chevet. Quelques heures après le couvre-feu, le silence s’installe peu à peu…



Tout à coup, dans l’obscurité totale, l’on entonne La Marseillaise à pleine voix. C’est mon autre voisin, le vieux résistant français, « au garde-à-vous » près de son lit, à deux mètre de moi. Si le gardien-chef du « Revier », (le Fou), est réveillé, il va le massacrer…Quelques camarades se précipitent, et réinstallent le malheureux dans son lit.

Des gémissements et manifestations des cauchemars troublent le silence relatif qui se rétabli peu à peu…



Une heure ou deux plus tard, nouveau branle-bas. Le vieux fermier récidive mais cette fois, il ne chante plus mais s’attaque à son voisin et tente de l’étrangler. L’on se précipite à nouveau pour le calmer et chacun essaye de surmonter ses douleurs pour retrouver le sommeil interrompu brutalement. Sur son tabouret collé à mon lit, l’abbé Froidure est toujours en prières au chevet de l’agonisant.



La nuit s’achève péniblement… A l’aube je suis réveillé par une douleur aigüe qui s’apaise tout à coup. L’abcès vient de percer tout seul, mon oreiller est plein de sang et de pus. Je suis soulagé et, tout au moins provisoirement sauvé…



A coté de moi je ne retrouve pas l’Abbé Froidure et mon voisin à disparu…

Je me lève et m’approche de l’évier pour me laver la figure. Je dois enjamber le cadavre qui gît complètement nu, à son orteil un bout de papier avec un numéro de 4 chiffres…

Nous sommes le 1ier. Janvier 1944, ce ‘’Jour de l’an’’ est aussi celui de mon 20ième anniversaire ……



Franz Bridoux (2009)





Liberté Chérie ?





Luc Somerhausen , principal artisan de la fondation de la loge 'LIBERTE CHERIE' à Esterwegen, n’a jamais révélé ce qui l’avait amené à choisir ce nom . Sans doute ce choix lui paraissait-il évident pour ceux qui subissaient une terrible captivité dans ce camp de la mort lente.



Die Moorsoldaten

Parmi les N.N. de la baraque 6 à Esterwegen quelques anciens scouts ou membres d’autres organisations de jeunesse évoquent avec nostalgie les veillées autour du feu de camp. Souvent, l’un ou l’autre commence à chanter suivi bientôt par ses compagnons auxquels d’autres viennent se joindre peu à peu. La chorale improvisée compte quelques participants très appréciés comme le Liégeois Henri Merland chanteur d’opéra, le jeune F.T.P. Français Pol Lavoine, ancien animateur accompagné à l’accordéon dans les bals de guinguettes du Nord-Pas-de-Calais ; mais aussi le docteur Degueldre qui a régulièrement son petit succès en interprétant « Le Chameau s’en fout » ou l’une de ses inénarrables blagues de carabins comme sa fameuse « Tirade du pet ».



Mais c’est tout de même Joseph Berman qui récolte tous les suffrages en lançant « Le Chant des Marais » qu’il connaît par sa participation antérieure aux mouvements de jeunesse Juifs. Il nous apprend la chanson et nous nous joignons à lui tandis que d’autres groupes de chanteurs se forment aux tables voisines.



Nous avons remarqué deux interprétations différentes du quatrième couplet.



Tandis que nous chantons :

Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira

Liberté, LIBERTE CHERIE, je dirai tu es à moi.



L’autre groupe chante : Patrie, O ma patrie, je dirai tu es à moi.



Ce choix est significatif de l’engagement des deux grandes tendances de la résistance en Belgique : l’une menant surtout un combat national, l’autre donnant la priorité à la lutte contre les ‘’Nazis’’.,



Nous sommes tous des résistants et nous nous apprécions comme tels mais nous aimons à clamer notre aspiration première en haussant la voix et en scandant plus notre chant lorsque nous arrivons à ce passage de la chanson.



C’est une sorte de « jeu-défit » auquel participent nos voisins de tables les Frères Paul Hanson-Luc Somerhausen-Franz Rochat-Jean Sugg-Guy Hannecart-Joseph Degueldre et Amédée Miclotte.



Sans doute les fondateurs de l’Illustre et Respectable Loge LIBERTE CHERIE n’ont-ils pas cherché plus loin pour lui trouver un nom…



Franz Bridoux.





Le Chant des Marais

1 Loin dans l'infini s'étendent

De grands prés marécageux

Oh ! Terre de détresse

Pas un seul oiseau ne chante

Où nous devons sans cesse

Sur les arbres secs et creux



Refrain

Piocher, piocher.



2 Dans ce camp morne et sauvage

Entouré d'un mur de fer

Oh ! Terre enfin libre

Il nous semble vivre en cage

Où nous pourrons revivre

Au milieu d'un grand désert



Dernier refrain

Aimer, Aimer



3 Bruit des pas et bruit des armes

Sentinelles jours et nuits

Et du sang, des cris, des larmes

La mort pour celui qui fuit





4 Mais un jour dans notre vie

Le printemps refleurira

Liberté, Liberté Chérie

Je dirai tu es à moi



Franz BRIDOUX - franzbridoux@skynet.be

12/06/2010

Les Francs Jardiniers : expression d'une Fran Maçonnerie Chrétienne ?


LES FRANCS JARDINIERS

Expression d’une Franc- Maçonnerie Chrétienne ?


Dans la mesure où sur ce support ; il n’est pas possible de déposer les éléments trop volumineux  trouvés sur Internet en langue anglaise et traduits par Google, je vous propose d’accéder à cette vaste étude en vous rendant sur le site du groupe théologique :

où dans l’espace « Fichiers » il convient de rechercher le dossier « Courants et contre-courants ».

Si ce sujet peu connu en France, après lecture retenait votre attention, mon travail de compilation n’aura pas alors été inutile.

 Attention :
Pour ceux qui ne seraient pas déjà membre du Groupe Théologique, lors de leur inscription sur Yahoo, il échet de créer une adresse de courriel Yahoo. Si celle-ci ne se trouvait pas être votre adresse pour recevoir des courriels, précisez bien comme adresse principale celle que vous utilisez quotidiennement.

12/03/2010

Ouverture d'une Loge de recherche sur les Rites Egyptiens



ORDRE DE LYON



ORDRE MACONNIQUE RETABLI DE MEMPHIS MISRAIM

Souverain Sanctuaire Général Lyonnais
Souverain Sanctuaire de Bethanie


R :. L :. LA SAGESSE TRIOMPHANTE

Loge de recherche sur les Rites Egyptiens


Ma Sœur, Mon Frère,

L’Ordre de Lyon qui représente - avec deux autres Loges indépendantes dans le monde -, la maintenance de la filiation des Très Illustres Frères J. BRICAUD et C. CHEVILLON, s’honore d’être fidèle à l’esprit de ses illustres prédécesseurs et notamment du T. Ill F. Constant CHEVILLON, a le plaisir de vous informer qu’une Loge de recherche sur Paris :
LA SAGESSE TRIOMPHANTE tiendra des tenues régulières le dernier lundi de chaque mois dans le grand temple de la Grande Loge Française de Misraïm sis 21 rue Cugnot 75018.

La première tenue qui aura pour vocation principalement  d’expliquer l’esprit de l’Ordre et le programme des travaux de la Loge de recherche, se tiendra le 27 décembre 2010 à 20 heures.

Les membres fondateurs de la R :. L :. LA SAGESSE TRIOMPHANTE seraient honorés de votre présence.

Attendu qu’il s’agit d’une Loge de recherche et face au travail qui portera sur la pratique et l’essence des Rituels Egyptiens, les Maîtres qui ne demanderaient pas leur affiliation ne seront admis comme visiteurs que trois fois seulement.

Dans l’attente du plaisir de vous retrouver sur les colonnes,

Fraternellement,
Pour l’Ordre de Lyon



8/26/2010

Défense du rite de Misraïm - VERNHES (1822)

Défense du rite de Misraïm (1822)

GLOIRE AU TOUT-PUISSANT. SALUT SUR TOUS LES POINTS DU TRIANGLE, RESPECT A L'ORDRE. A tous les Maçons de tous tes rites. « Depuis longtemps la calomnie s'est déchainée contre L'ordre de Misraïm ; des discours virulents ont été prononcés dans le Grand-Orient, des circulaires ont été lancées par lui. Si rien n'a été répondu, jusqu'à ce jour, à toutes ces diatribes, c'est que, forts de leur conscience et de leur dévouement au gouvernement, les enfants de Misraïm dédaignaient ces odieuses diffamations, dont tout le blâme devait retomber sur ceux qui en faisaient retentir les voûtes des temples maçonniques. Mais les calomniateurs, enhardis par le silence des Misraïmites, sont parvenus à inspirer des soupçons à l'autorité civile. La saisie des archives a eu lieu sur plusieurs « points de nos vallées, et le public, instruit de ce fait par les journaux, a pu croire un moment que les maçons Misraïmites étaient des ennemis de l'État de vrais conspirateurs. Or, comme il appartient à un enfant de défendre l'honneur de sa famille et d'empêcher qu'aucun doute ne s'élève sur les intentions de ses membres, nous avons pensé que le meilleur moyen d'y parvenir était de faire imprimer une réponse au discours de l'orateur du Grand-Orient, afin de rendre tous les maçons juges de la conduite de leurs FF, les Misraïmites et de celle des Grands Orientistes. TT ILL, Ecl et PP FF Pour répondre victorieusement et en peu de mots au discours du F. *. Richard, il suffirait de transcrire ici, et en regard des divers paragraphes qui le composent, les définitions des vertus maçonniques ; les voici : elles y formeront un bien singulier contraste. - La première de ces vertus est la tolérance - La deuxième, la vérité - La troisième, l'humanité - La quatrième, la bienfaisance - La cinquième, la fraternité. Or, rien n'est moins tolérant que les principes contenus dans 1e discours du F.*. Richard. Rien n'est moins vrai que les faits qu'il y avance. Rien de moins humain que ses vagues et mensongères accusations. Rien de moins bienfaisant que sa fausse bienveillance. Rien de moins fraternel que ses perfides délations. Mais entrons dans quelques détails qui feront encore mieux ressortir l'absurdité des divagations du F. -. Richard. La maçonnerie, dit-il, est seulement tolérée en France ; donc le Grand-Orient est la seule autorité maçonnique légitime. C'est un bien grand abus du mot si respectable de légitimité, que de l'appliquer à une seule autorité maçonnique ; mais passons sur cet excès d'inconvenance. En raisonnant d'une manière tout opposée à celle du F Richard, nous sommes « sûrs de raisonner juste. Or, il est bien évident que dès que le gouvernement ne fait que tolérer la maçonnerie, toute autorité maçonnique qui n'est pas spécialement défendue par le gouvernement, est aussi légitime que le Grand-Orient. Les réunions qu'il tient sous sa dépendance, ajoute-t-il, les Loges qui se con forment à son rit sont tes seules dont il veuille être responsable. Mais cette responsabilité n'est elle pas purement morale et les diverses puissances maçonniques des autres rites n'offrent-elles pas à l'autorité civile une semblable garantie pour toutes les Loges et Conseils qui dépendent d'elles? D'ailleurs, pourquoi toutes ces vaines distinctions, ces subtilités insidieuses? Tous les ordres maçonniques ont un but commun, « tous doivent avoir pour base la tolérance, cette vertu sublime qui est le guide de tous les maçons : voilà leur vrai centre, leur point d'union. C'est à ce principe qu'ils doivent se rallier, et non à une seule et unique puissance qui, de son autorité privée, veut faire courber tous les maçons sous son joug, et qui, semblables à ces faux dévots qui crient au blasphème et lancent l'anathème contre ceux qui n'adorent pas Dieu à leur manière, voudrait voir crouler tous les temples à l'édification desquels elle n'a pas contribué. La maçonnerie est une, quel que soit d'ailleurs le rit que l'on y professe. Les mystères diffèrent entre eux ; mais le fond, le but, les effets sont tout-à-fait les mêmes. Tous les maçons reconnaissent une suprême intelligence, respectent le gouvernement et se sou mettent aux lois de leur pays ; et si quelque Maçon s'est écarté de ces principes, ce n'est pas dans l’ordre de Misraïm qu'on peut le trouver. Le discours du F Richard est plus qu'intolérant, il est délateur ; car il cherche à déverser le blâme sur tous les rites étrangers au Grand-Orient, à exciter la haine contre eux, à appeler plus particulièrement l'attention du gouvernement sur celui de Misraïm, qu'il se plaît à dénigrer et à dénoncer. Lui dénoncer Misraïm, lui F Richard qui, pour être élevé au 81e degré dans ce même ordre, a, malgré ses hauts grades dans le Grand- Orient, prêté serment de fidélité en ces termes : « Je, Jean-Marie Richard, âgé de 59ans, natif de Coucy-le-Château, Souverain Grand-Prince du 77° degré du rit maçonnique de Misraïm, jure, promets et m'engage, sur la foi de mes précédentes obligations, sur mon honneur, sur le livre sacré de la loi et entre les mains du Supérieur Grand-Conservateur de l’ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries pour la France, des Souv Grands Princes ici présents, de ne jamais communiquer à aucun maçon des degrés inférieurs, ou appartenant à un autre rit, les mystères de la 4e série qui me seront communiques, dût-il m'en coûter ma fortune et ma vie : promettant en outre la fidélité la plus absolue au rit de Misraïm, que je n'abandonnerai en aucun temps, même dans le cas où cette condition me serait imposée par tout autre rit dans lequel je suis ou pourrais être agrégé, m'obligeant à renoncer plutôt au rit qui me prescrirait de me séparer de celui de Misraïm, auquel je jure à jamais le plus inviolable attachement et obéissance à ses statuts « généraux, me soumettant, en cas d'infraction, à la honte et au déshonneur que mérite le parjure. Fait et signé, sur mon honneur et conscience, à la Vallée du Monde, sous un point fixe de l'étoile polaire, répondant au 48° D. \ 50 m. \ 14 S. Lat. \ septent. \ À « L’O.de Paris, le 14e jour du 1er mois, anno lucis5816 (14 mars 1816). « Signé, RICHARD. » Ceci n'est point de la calomnie, F.'. Richard ! C’est une vérité palpable, c'est une pièce existante, écrite en entier de votre main, consentie de votre libre volonté, signée de vous, et déposée dans les archives de la puissance suprême de Misraïm ; et, si vous osiez la démentir, on pourrait en faire imprimer le fac-similé, et renvoyer à tous les At. maçonniques. Et c'est vous, F Richard, vous qui, en 1816, avez sollicité la faveur d'être promu au sublime grade du 81° degré, c'est vous, F Richard, qui trahissez aujourd'hui tous vos serments, et devenez le dénonciateur de l'ordre de Misraïm !! C'est vous qui le calomniez et le dénoncez comme troublant le repos des magistrats! Vous lancez les anathèmes contre un rit qui vous a accueilli fraternellement et qui vous avait assigné une place distinguée et honorable parmi ses membres ! Pour confondre toutes vos calomnies et répondre à tous vos mensonges, F Richard, il suffira de faire connaître à tous les maçons ce que vous-même feignez d'ignorer, en prétendant que Misraïm s'est réuni aux débris des deux sociétés écossaises. Depuis longtemps l'ordre de Misraïm était connu en France, et il existait même des Misraïmites, parmi les fiers disciples du Grand Orient. C'est en 1803, que, sous la protection des lois, ces FF, se constituèrent en France, et quoique ce ne soit qu'en 1813, que les travaux du 70 degré aient été régularisés, ce Souv Conseil, dans lequel vous avez, par la suite, prêté votre premier serment, existait bien longtemps avant qu'il fît la brillante acquisition du F Richard, et heureusement, la destinée de Misraïm ne dépend pas de l'absence ou de la présence de ce F. Bientôt, et peu à peu, divers temples se sont élevés, non sur de mobiles pyramides égyptiennes, mais sur des colonnes vraiment maçonniques. Les bases en sont inébranlables, impérissables, car ce sont les vertus elles mêmes. Vous ne savez plus quel nom donner à une société, de laquelle vous ayez désiré faire partie, et à laquelle vous avez prêté serment! Quelle inconséquence de votre part, ou bien quelle mauvaise foi!!! Quel est donc votre aveuglement, F Richard, et comment tant de fiel entre-t-il dans l'âme... d'un maçon, orateur du Grand-Orient? Mais tâchons de vous remettre sur la voie : « En 1816, divers membres du Grand-Orient, aux nombre desquels vous étiez, F Richard, sollicitèrent la faveur d'être initiés à nos mystères, et c'est ensuite qu'ils proposèrent individuellement une réunion au Grand-Orient. Mais les membres de la Puissance suprême connaissaient le concordat passé, en 1804, entre le Grand-Orient et le suprême Conseil « écossais, et surtout la manière indécente avec laquelle il avait été rompu en 1805, époque à laquelle les membres du Grand-Orient, au mépris des devoirs les plus sacrés, violèrent le serment solennel qu'ils avaient prêté. Ce fait est malheureusement trop fameux dans les annales maçonniques. Lorsque vous prétendez l'ignorer, F Richard, vous en imposez à votre propre conscience, et si votre « mémoire oublie les faits, comme votre cœur oublie vos serments, vous pourrez du moins réparer le tort de celle-là, en consultant la « brochure intitulée : Extrait du cinquième « cahier de l'Encyclopédie maçonnique, etc., « par le F Chemin-de-Pontes, page 358 et suivantes. La connaissance de ce fait fut suffisante pour éclairer les vrais Misraïmites sur les vues ambitieuses du Grand-Orient. Les propositions verbales qui furent faites à quelques uns d'entre eux furent repoussées avec indignation, et Misraïm resta dans toute sa pureté. Nous pouvons vous porter le défi, F Richard, de produire ou même de citer une seule démarche officielle faite par la Puissance suprême, auprès du Grand-Orient, pour qu'une « semblable fusion s'opérât, à moins que cette démarche ne fût l'œuvre de quelques parjures ou transfuges de votre espèce qui, sans aucune instruction, sans aucun pouvoir, se seraient arrogés cette mission. C'est dès lors que vous et les vôtres n'avez cessé d'attiser les brandons de la discorde, et d'exciter à la guerre les paisibles maçons ; mais vos efforts ont été vains: la Puissance suprême est restée calme, et ses enfants, ralliés autour de l'autel sacré, ont adressé leurs vœux au Tout-Puissant pour qu'il dissipât vos erreurs, et fit cesser votre aveuglement. Mais, dites-vous, le 27° jour, 10e mois 5811, le Grand-Orient a prie un arrêté en 7 articles par lequel, etc. Et de quel droit, s'il vous plaît, le Grand- Orient a-t-il agité la question d'adopter un rit qui ne lui a pas été offert? D'où émanent ses pouvoirs? Quels sont ses titres pour se déclarer ainsi le chef suprême de toute la maçonnerie en France? S'il eût été bon père de famille, ii n'aurait pas été abandonné par ses propres enfants, il ne chercherait pas à ravir ceux des autres.

On doit cependant vous savoir quelque gré, F.*. Richard, de la grande faveur que vous nous faites en convenant que le rit de Misraïm ne présente à la vérité rien de répréhensible, et qu'il renferme des principes de morale et de philosophie. Mais comment allier cette charité, cette apparente douceur, dont vous faites tant d'ostentation, avec les injures et les outrages dont vous blessez sans cesse vos propres FF. Votre fausse bienveillance n'est donc que de l'hypocrisie, et celle-ci vient tout naturellement au secours de la calomnie. Vous accusez les membres de la puissance suprême de ne pas connaître ce qu'ils prétendent enseigner? Mais vous, F. \ Richard, savez-vous bien ce que vous vous mêlez de professer? Êtes-vous aussi bon maître d'école dans le monde profane, que vous êtes bon rhéteur en maçonnerie? Professez-vous la logique, F Richard? Ah ! Dieu garde vos élèves de faire des progrès sous votre direction. Vous fausseriez leur judiciaire, vous n'en feriez que des pédants, des cuistres et des dénonciateurs. Et, en effet, ne dénoncez-vous pas vos FF Misraïmites comme éveillant les soupçons des magistrats, et se faisant emprisonner journellement? Sommé de fournir les preuves d'un tel fait, pourriez-vous les administrer? Et ne tremblez-vous pas d'être honteusement démenti par ceux qui peuvent vous prouver qu'au lieu d'être incarcérés, tous les maçons Misraïmites ont été reçus partout de la manière la plus fraternelle? Si du moins, vous étiez conséquent dans vos inventions, vous ne retomberiez pas sans cesse dans des contradictions manifestes, vous n'auriez pas affirmé avec tant d'assurance que les cahiers du premier rit de Misraïm n'existaient pas, pour déclarer ensuite effrontément qu'ils étaient en votre possession, que nous n'en avions que des copies. Le contraire serait bien plus vrai, F Richard? Et avouez même, que si vous en avez des copies, le moyen par lequel vous les avez eues n'est pas trop licite, et que cette manière de s'instruire n'est pas celle d'un franc-maçon. C'est avec la même impudeur que vous niez l'existence de nos 90 degrés, tandis que votre Grand-Orient, qui, pour vous, doit être l'oracle suprême, a proclamé par sa circulaire du 27e j.\ 10e mois 5817, que de ces 90 degrés, il en possédait au moins 68. Vous désignez les délégués Misraïmites comme des êtres rapaces qui vendent à tous prix ces 90 degrés; vous prétendez qu'ils recrutent leurs adeptes dans les lieux publics; vous comparez leur style emphatique à celui de Cagliostro; enfin, vous cherchez par tous les moyens possibles à ridiculiser une association maçonnique dont vous fîtes partie, et peut-être par cela seul que vous n'êtes plus digne d'y figurer. Mais répondez franchement à cette question (si toutefois cela vous est possible) : Comment le Grand-Orient fait-il pour payer son local, et solder ses secrétaires ? Les meneurs de sa HAUTE PUISSANCE fouillent sans doute dans leur poche, et, par une suite de cette même générosité, toutes les loges et tous les maçons de leur dépendance, reçoivent gratis les lettres constitutives, diplômes, instructions, etc., etc. Qu'en dites-vous, F Richard? Malheureusement on sait le contraire, et l'on pourrait citer des LL qui se plaignent d'avoir envoyé des fonds, et de n'avoir jamais reçu du Grand-Orient les objets qu'ils avaient demandés. Beaucoup plus francs que vous, nous vous dirons : que nos chargés de pouvoir, qui, par une double ironie bien déplacée, sont qualifiés par vous de missionnaires, ont créé sur les divers points du triangle des loges et des conseils, composés en grande partie de maçons très éclairés que l'intolérance du Grand-Orient a éloignés de son sein ; que les néophytes admis par eux à nos mystères ont toujours été choisis parmi des hommes dont la morale et la probité étaient à toute épreuve ; que tous ces FF ont payé le juste tribut administratif de l'ordre ; mais qu'en échange, la Puissance Suprême a accompli envers eux tous ses engagements, et que chaque jour, ces FF se félicitent de leurs relations maçonniques avec elle. A quoi tendent donc, F Richard, toutes ces vagues diffamations? Auriez-vous cru, par hasard, qu'en nous désignant pour victimes, vous échapperiez au sacrifice? C'est là le rôle du délateur, vous en seriez-vous chargé ? Et comment n'avez-vous pas senti qu'en voulant renverser les temples de Misraim, vous ébranliez vous-même les colonnes de votre Orient. Le gouvernement est trop juste pour ne pas protéger ou frapper également. Si tel a été votre aveuglement, F Richard, si dominé par le fatal esprit de secte, vous avez espéré susciter contre nous une persécution spéciale, votre but a été rempli en partie et vous devez avoir éprouvé une certaine satisfaction, en voyant que vos calomnies et vos diffamations ont en effet éveillé l'attention de l'autorité civile et lui ont inspiré des soupçons contre nous; mais votre joie ne sera qu'éphémère ; modérez-en les transports ; ne vous enorgueillissez pas du succès. Nouveau Jupiter-Scapin, vous croyez peut-être avoir foudroyé Misraïm, et vous avez, au contraire, préparé son grand triomphe. C'est dans le temple de la justice que l'on compulse les papiers nombreux qui appartiennent à notre ordre, leur examen prouvera la pureté de nos actions, l'antiquité de notre institution, la régularité de nos travaux, la tolérance qui accompagne toutes nos actions, notre dévouement aux lois et au gouvernement paternel qui nous régit. Croyez cependant que, rentrés en possession de ces mêmes papiers, et rendus au libre exercice de leurs mystères, les Misraïmites n'en seront ni plus vains ni moins tolérants. Si même, les membres du Grand-Orient, revenus de leurs erreurs, renoncent à leur système oppressif et tyrannique, les enfants de Misraïm, qui ne les ont jamais exclus de leurs temples, les verront avec plaisir se rapprocher d'eux et dans leurs épanchements mutuels, renoueront avec une douce satisfaction la chaîne d'union qu'ils n'ont jamais rompue, et qui doit resserrer les liens de la fraternité maçonnique. Voilà nos vœux ; puissent-ils se réaliser ! Puissions-nous voir les maçons de tous les rites, éclairés du flambeau de la vérité, prospérer sous les lois de la tolérance et de la charité fraternelle, et adresser des concerts de louanges au Tout-Puissant, pour qu'il répande ses bénédictions sur nos travaux, qui n'ont pour but, que la gloire de son nom, la pratique des vertus, et le bien de l'humanité.

VERNHES, 87°

8/05/2010

Sur une prétendue Eglise Gnostique dirigée conjointement par un Français et un Américain

Sur une prétendue Eglise Gnostique dirigée conjointement par un Français et un Américain

Sur Facebook, apparaît le signalement de cette organisation qui revendiquerait l’héritage de René CHAMBELLANT, tout en mélangeant Ordre du Graal, Frères Aînés de la R+C, Chevaliers de la Colombe, et j’en passe.

Il est eact que René CHAMBELLANT avec l’Ordinaire pour la France de l’Eglsie Vieille Catholique Mariavite, réveilla non pas en 1980 (ces personnes ne faisant pas partie de cette Eglise) mais le 30 mai 1982 fête de la Pentecôte, l’Eglise Gnostique selon la filiation de Mgr BRICAUD .

Sur le site de l’Ordre de Lyon figurent les actes relatifs à la filiation apostolique et le réveil canonique de cette Eglise.

Cette Eglise fut déclarée comme association à la Préfecture de Police de Paris le 2à mai 1983, et signalée par une insertion au Journal Officiel le 23 juin 1983.

Suite à ce signalement, l’Eglise Gnostique Apostolique, prévient qu’elle ne saurait en rien reconnaître comme membres de son Eglise, ceux qui n’en furent donc jamais membres.

Pour insertion et à la demande de l’EGA,

JPB

Eglise Gnostique Apostolique

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Infos générales

Nom: Gnostique Apostolique Eglise

Catégorie: Organismes - Organisation religieuse

Description:

L'original gnostique Eglise et les Français gnostique Tradition re-fondée en 1880 comme l'Eglise Gnostique de Jules Doinel (T. Valentin II), alors que l'Eglise Gnostique Universelle par Jean Bricaud (T. Jean II), en intégrant la mission de New de Vintras, l'Eglise de Dieu de Fabre-Palaprat, et les successions de Vilatte et l'abbé Julio. Après le martyre de Constant Chevillon, l'élu patriarche dûment, René Chambellant devint le protecteur de l'église et dans les années 1980 a enregistré l'église avec le gouvernement français que l'Eglise Gnostique Apostolique. Aujourd'hui, l'église est dirigée par T. et T. Gilbertus Johannes en France et T. Vincent II en Amérique du Nord, les organismes reconnus seulement de l'Eglise dans l'existence continue avec autorisation. L'Eglise Gnostique exige clergé à Martinistes et francs-maçons et a des connexions avec divers ordres pour cela.D'autres associations qui accompagnent notre Tradition gnostique français comprennent ordres de chevalerie, comme l'Ordre du Graal, les Chevaliers de la Colombe faydits du Paraclet, et les Frères Aînés de la Rose + Croix. (moins de lires)

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Catégorie : Organismes - Organisation religieuse

Description :

The original Gnostic Church and the French Gnostic Tradition re-founded in 1880 as l'Eglise Gnostique by Jules Doinel (T. Valentin II), then as l'Eglise Gnostique Universelle by Jean Bricaud (T. Jean II), incorporating the New Mission of Vintras, the Church of God of Fabré-Palaprat,and the successions of Vilatte and Abbé Julio. Following the martyrdom of Constant Chevillon, the duly elected patriarch, René Chambellant became the protector of the church and in the 1980's registered the church... (lire la suite)

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7/25/2010

Pour faire suite aux éléments livrés en 2005, relativement à Robert AMBELAIN :

ROBERT AMBELAIN FUT-IL LE SUCCESSEUR DE LAGREZE AU TITRE DE SON RITE EGYPTIEN ? I En 2005, sur le pré »sent blog était publié un ensemble de documents quant à Robert AMBLEAIN, montrant : - que s’il fut reçu par LAGREZE dans les hauts grades des Rites Egyptiens, cette prétendue transmission était sans valeur au motif que préalablement LAGREZE avait par CHEVILLON perdu tout droit à transmettre un quelconque degré maçonnique - qu’il ne disposa au titre de l’Eglise Gnostique que de la filiation dite spirite venant de DOINEL, au motif que le prétendu certificat de MEANARD daté du 15 juin 1946 portait comme date d’enregistrement le 3/10/1943 - une lettre du 27 mai 1986 adressée au TRM Marie LALLMENT évoquant qu’Edmond FIESCHI (successeur d’AMBELAIN en cette prétendue Eglise apostolique) (…) avait rédigé un rituel tantrique d’envoûtement de mort : la relation des faits semblant ne poser aucun problème de conscience. II Il est ajouté à ce dossier une Charte signée de LAGREZE nommant pour sept ans à la date du 21 juin 19’( ? COMME Grand Maître de l’Ordre Ancien et Primitif de Memphis, PTOBST-BIRABEN. Il échet de préciser que PROBST-BIRABEN fut reçu 95° par BRICAUD en 1927. Or, comment Robert AMBELAIN peut-il se déclarer le successeur de LAGREZE ? Il fut chargé comme le souligne Robert AMADOU, page 8 du livre de Serge CAILLET « La FM égyptienne de Memphis-Misraïm » édité chez Dervy, « de constituer une loge qui maintînt, sous la terreur, la tradition du rite. » ROBERT AMBELAIN FUT-IL LE SUCCESSEUR DE LAGREZE AU TITRE DE SON RITE EGYPTIEN ? I En 2005, sur le pré »sent blog était publié un ensemble de documents quant à Robert AMBLEAIN, montrant : - que s’il fut reçu par LAGREZE dans les hauts grades des Rites Egyptiens, cette prétendue transmission était sans valeur au motif que préalablement LAGREZE avait par CHEVILLON perdu tout droit à transmettre un quelconque degré maçonnique - qu’il ne disposa au titre de l’Eglise Gnostique que de la filiation dite spirite venant de DOINEL, au motif que le prétendu certificat de MEANARD daté du 15 juin 1946 portait comme date d’enregistrement le 3/10/1943 - une lettre du 27 mai 1986 adressée au TRM Marie LALLMENT évoquant qu’Edmond FIESCHI (successeur d’AMBELAIN en cette prétendue Eglise apostolique) (…) avait rédigé un rituel tantrique d’envoûtement de mort : la relation des faits semblant ne poser aucun problème de conscience. II Il est ajouté à ce dossier une Charte signée de LAGREZE nommant pour sept ans à la date du 21 juin 19’( ? COMME Grand Maître de l’Ordre Ancien et Primitif de Memphis, PTOBST-BIRABEN. Il échet de préciser que PROBST-BIRABEN fut reçu 95° par BRICAUD en 1927. Or, comment Robert AMBELAIN peut-il se déclarer le successeur de LAGREZE ? Il fut chargé comme le souligne Robert AMADOU, page 8 du livre de Serge CAILLET « La FM égyptienne de Memphis-Misraïm » édité chez Dervy, « de constituer une loge qui maintînt, sous la terreur, la tradition du rite. » JPB JPB

6/08/2010

Discours de réception à la Maîtrise

Discours de réception à la Maîtrise Vénérable Maître, Vénérables dignitaires qui décorez l’Orient, Mes Sœurs, Mes Frères, en vos degrés, grades et qualités, Ma Bien Aimée Sœur, Mon Bien Aimé Frère, LES CHOSES SAINTES AUX SAINTS Proclame le Célébrant avant de communier aux Saints Mystères 0 Hiram est pleuré, tombé sous les coups de trois mauvais compagnons. Il vous fut dit que ces trois mauvais compagnons représentaient l’ERREUR, le FANATISME, l’ORGUEIL ! Ces trois mauvais compagnons ne représentent-ils pas l’humanité qui refusa l’édification du vrai Temple qu’il revenait à chaque homme, à chaque femme, de construire en son cœur, de telle sorte que ces temples intérieurs, se joignent les uns aux autres par la vraie fraternité que l’Ancienne Maçonnerie Chrétienne nomme Communion des Saints. « L’ espérance nous reste » précise le Rituel que vous venez de vivre, mais de quelle espérance s’agit-il sinon celle de savoir que nous sommes appelés à connaître une autre vie fondée sur les œuvres qui priment sur la Foi, parce que la Franc Maçonnerie du moins non athée parce qu’ayant refusée la révolution Andersonienne, croit au moins, en l’immortalité de l’âme et l’idée d’une Intelligence supérieure que certains nomment Dieu, et cette adhésion à ces deux principes rappelés, nous oblige à prendre conscience que le Franc Maçon se doit d’agir au travers de la cité terrestre, à l’édification de son temple intérieur, pierre, qui participera à l’édification de la Nouvelle Jérusalem. Ma Sœur, mon Frère, il ne vous appartient pas de pleurer un être de chair mort à la terre, - la Franc Maçonnerie ne saurait connaître le deuil, le désespoir -, mais d’entendre ces mots mystérieux : « La chair quitte les os. » « La chair quitte les os », cette exclamation fut prononcée lorsque vous ayant retiré le bandeau qui voilait alors votre vision imparfaite ou incomplète du Mystère maçonnique, il vous fut donné de voir un cadavre qui revenait à la vie, HIRAM, tel OSIRIS : ainsi il vous fut dit par notre Vénérable Maître : « Les prêtres de l'antique Égypte, dans certaines processions portaient une Arche sainte d'où sortait un Acacia. Et sur les flancs de cette Arche, on pouvait lire cette inscription : «Osiris s'élance de nouveau». C'était donc là la représentation de l'éternelle vie, symbolisée par la graine, mourant en terre pour mieux renaître et portant en elle toute la gloire et toute la puissance de l'Arbre futur. » Cette Arche sainte portée par les prêtres de l’ancienne Egypte, n’était autre qu’un Naos portatif, en lequel se trouvait l’image ou le symbole divin : verticalité entre Dieu et le Temple, venant se joindre à l’horizontalité manifestée par l’édification de chacun de nos temples intérieurs, qui nous préparent à l’espérance de voir, reconnaître, et entrer dans le Royaume ; Ce Royaume dont Jésus+Christ nous rappelle qu’il est comparable à une graine mise en terre, qui pousse et donnant un arbre, ce sont les oiseaux du ciel qui font leurs nids dans ses branches (Luc XIII, 18-20). « L’espérance nous reste » rappelle le Rituel, n’est-elle pas celle de contempler un jour « la gloire et toute la puissance de l'Arbre futur », Arbre écrit avec un A majuscule, Arbre de Vie auquel il sera donné au vainqueur de le manduquer selon que le déclare le voyant de Pathmos (Apoc. II, 7) : oui, l’Espérance nous reste, Ma Sœur, Mon Frère. « La chair quitte les os », OSIRIS connaîtra le démembrement de son corps que pourrait représenter la désintégration de ce qu’il pouvait être, mourant à lui-même, le rassemblement ultérieur de ses membres épars conférera à OSIRIS un corps régénéré, que nous pourrions nommer la Réintégration : le TEXTE DES PYRAMIDES ne dit-il pas : Ses os sont d’argent Ses chairs d’or Ses cheveux de lapis lazuli Corps putrescible, il devient Corps Glorieux S’initier ce n’est donc pas apprendre à mourir comme il est dit si hâtivement à l’occasion de l’initiation maçonnique sans chercher les conséquences de cette formulation qui, en ces termes seuls, prête à confusion : Il ne s’agit pas de rester dans l’obscurité du tombeau après avoir connu la mort, mais d’apprendre à « Sortir au jour », selon que le rappelle le livre faussement intitulé Livre des morts alors qu’il a pour nom « LE LIVRE DE SORTIR AU JOUR » Au vieil homme, débarrassé des ses oripeaux, de ce corps empli des conséquences de la Chute, il lui revient de renaître, Homme Nouveau. S’initier ce n’est pas non plus la simple participation à un Rituel, le vrai et le seul secret maçonnique, dépend de chacun de nous, car il est ce que l’on fera de ce que l’on aura reçu, telle est la vraie initiation. Aussi, Ma Sœur, Mon Frère, souvenez-vous de ce qu’Hiram découvert sous un tertre d’où émergeait une branche d’acacia, fut relevé de sa condition, qu’Osiris, ressuscité par Isis, s’élance de nouveau, c’est vers cet élan à transformer sans cesse votre vie, que je vous appelle. Si vous êtes fidèles à ce Devoir, Ma Sœur, Mon Frère, si chaque jour votre Désir est de Servir non pas seulement celle ou celui que vous aurez reconnu comme membre de notre auguste société, mais votre prochain qui est si près de nous, à chaque anniversaire de ce jour, vous constaterez vous être rapprochés plus près encore de cette Intelligence Supérieure, que certains nomment Dieu, c’est en ce lieu, cette conscience de ce qui deviendra Présence, que se manifeste le vrai Mystère, le secret de toute initiation. 0 Qu’avez- vous acquis Ma Sœur ? Mon Frère ? Mon Maître en Maçonnerie, qui devrait être notre Maître à tous dès lors que nous acceptons de nous reconnaître comme de permanents Apprentis, Constant Chevillon, dissociait trois phases dans le devenir du Maçon : - l’éducation de la sensibilité - l’éducation de l’entendement - l’éducation de la conscience >>> Apprenti, il vous fallut vous taire, apprendre à éduquer vos instincts, vos passions, vos sentiments. >>> Compagnon, il vous vous fallut voyager, rencontrer l’autre et les autres, raisonner dans le choix de vos arguments de façon à maintenir, malgré vos différences, la fraternité qui est la base de la Franc- Maçonnerie. >>> Maître, vous pensez avoir acquis la conscience de celui que vous pensez être, mais l’orgueil nous induit dans l’erreur et c’est pourquoi il vous revient de comprendre que la Maîtrise de vous –même, n’étant pas achevée sans doute, il vous revient d’éveiller votre conscience d’une part face à vous-même, d’autre part face à l’autre, aux autres, que la FM nomme Fraternité et le Christianisme Charité. Votre travail dans le monde commence, ma Sœur, mon Frère, il vous fut sans doute souhaité bonne route lors de votre précédent passage, cette nouvelle étape m’invite à vous dire Bon courage dans la poursuite de votre cheminement. A ce titre et au nom de la Franc- Maçonnerie Universelle, Ma Sœur, Mon Frère, je vous souhaite la bienvenue dans la chambre du milieu où il vous échera de participer au travail de réflexion touchant l’intérêt de votre Loge et par voie de conséquence le bien de l’Ordre auquel vous appartenez, vous découvrirez alors que ce microcosme ordonné en ce lieu clos où vous serez alors, servira la Franc- Maçonnerie toute entière, c'est-à-dire par l’application de la Fraternité, le bonheur de tous les êtres. Au nom de la Franc- Maçonnerie Universelle, C’est à ce Devoir Ma Sœur, Mon Frère, que je vous appelle. J’ai dit VM.